On l’avoue, on ne sait pas trop quoi en penser de cet immeuble emblématique du haut de la rue Pelleport, au niveau de la rue des Pavillons. Construit en 1999, il comprend dix logements sociaux, commandités par la SGIM (Société de Gérance des Immeubles Municipaux) devenue Elogie Siemp (3e bailleur social de la ville de Paris).

 

On n’adore pas, on déteste pas non plus… on a du mal à exprimer une opinion. On s’est dit qu’une petite recherche nous aiderait à en savoir plus sur la vision de l’architecte, Frédéric Borel (récompensé en 2010 du Grand Prix national d’architecture). Petite revue de presse.

Sur le site Paris Promeneurs : Cet immeuble met en évidence le goût de son auteur pour l’architecture sculpturale. Au carrefour de cinq rues, il offre une multitude de vues sur la ville et chacune de ses façades est singulières. Sur la rue Pelleport, elle est lisse et blanche : elle éclaire la perspective. Sur la rue des Pavillons, la façade la plus spectaculaire est rythmée de plaques verticales, qui semblent jetées à la manière d’un jeu de mikado.

Sur le site du Monde (article datant de mars 1999) : À Paris, Frédéric Borel réconcilie l’architecture et le cubisme. L’architecte achève avec subtilité la première tranche d’un ensemble de logements assez inimitable, à l’angle des rues Pelleport et des Pavillons, à Paris. Un immeuble fracassant et coloré qui met à profit les possibilités du béton allié à la couleur, au verre et au métal. Malgré ses formes inhabituelles, cet immeuble, au dessin explosif vu de la rue des Pavillons, réussit, rue Pelleport, à réunifier les échelles urbaines hétéroclites du 20e arrondissement. 

Sur le site de l’architecte : Ce projet de logements se situe dans un quartier hétérogène tant par son relief, très mouvementé et pouvant offrir des vues surprenantes sur Paris, que par ses constructions. L’édifice, qui s’inscrit sur la parcelle triangulaire d’un carrefour, se pose comme un agent de liaison pour permettre, aux bâtiments alentour, de renouer leur dialogue impossible. Les formes fragmentées renvoient à la découpe des maisonnettes de l’ancien bourg (…) la verticalité est signifiée pour accompagner la hauteur réelle et brutale de la masse de béton, les blocs de logements et les tourelles d’escalier et d’ascenseur sont compressés les uns contre les autres (…) tandis que des parois autonomes produisent un effet de profondeur et de transparence, dans cet univers de vides et de pleins très franchement opposés.”

PS : on serait curieux de visiter cet immeuble de l’intérieur, si jamais vous connaissez quelqu’un qui connaît quelqu’un… !

Photo : @artsperger_changer_de_regard

 

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