C’est une petite rue pavée, reliant la rue Gambetta et la rue Haxo, au niveau du métro Saint-Fargeau… et qui pourrait bien devenir un jour piétonne. 

 

Son nom ne vous dit sûrement rien, mais c’est à cet architecte et homme d’affaires du début du 20e siècle, Henri Dubouillon, que l’on doit de nombreux bâtiments du 20e arrondissement… dont les majestueux immeubles de style bourgeois qui composent cette rue. Réalisés en béton armé, ils sont recouverts d’un revêtement en brique dont les angles arrondis allègent leurs proportions.

C’est au domicile de ses parents, au 12 de la Cour des Noues qu’Henri Dubouillon voit le jour en décembre 1887. Son père, Adolph Joseph Dubouillon était alors marchand de beurre. Après des débuts en tant qu’apprenti maçon, le petit Henri poursuit sa scolarité à l’Ecole des arts décoratifs. En 1907, à seulement 20 ans, il devient architecte. 

Son premier terrain d’expérience fut la ville voisine des Lilas. Mais rapidement, il commence à travailler dans le 20e. Henri Dubouillon fut notamment architecte expert de La Bellevilloise et de sa propre société : Le XXe immobilier. Il déposa dès août 1911 une première salve d’“autorisations à bâtir”, ancêtre des actuels permis de construire, qui concernaient trois bâtiments situés rue Dupont-de-l’Eure (quartier Père-Lachaise) aux numéros 5, 7 et 9. 

Ses nombreuses constructions lui apportèrent rapidement de la reconnaissance, et de l’argent. C’est sur un terrain lui appartenant qu’une rue fut percée en 1913 entre l’avenue Gambetta et la rue Haxo. Il y fit construire huit immeubles, entre 1913 et 1914, tous dans un style assez semblable. Et assez logiquement, comme ce fut le cas de nombreux propriétaires de terrain, la rue prit son nom, alors qu’il n’avait alors que 27 ans !

Après avoir longtemps habité le 20e, au 57 avenue Gambetta et au 249 bis rue des Pyrénées, Henri Dubouillon s’installe après guerre dans le 16e arrondissement. Mais sans oublier son 20e natal, où il continuera à bâtir des édifices. En avril 2021, une proposition a été déposée au budget participatif, pour piétonnier et végétaliser cette rue. Réponse dans les prochains mois !

Texte et photos : Salomé


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