Vous n’êtes pas doué(e) pour chiner, mais vous adorez l’idée de redonner vie à des objets anciens ? Déléguez cette tâche à des pros, qui passent leurs journées à écumer les vide-greniers. D’autant qu’on a trouvé trois expertes qui résident dans le 20e arrondissement, d’où elles mettent en vente leurs trouvailles sur Instagram.

Anaïs, 35 ans. @LanaBrocante (Quartier Pelleport). “J’ai décidé de développer cette passion et d’en faire mon métier, après avoir travaillé dans les médias (journaliste, styliste, cm) pendant dix ans. J’ai découvert les brocantes insta il y a 3-4 ans environ, et je m’y suis mise en 2018 pour éviter de procrastiner la construction d’un site internet. Ça marche super bien, mais après deux ans j’ai envie d’avoir un site quand même afin d’automatiser les commandes. Je n’en vis pas encore, mais je ne suis qu’au début de cette aventure. Je suis en train de passer mon permis, je rêve de sillonner la France en Kangoo pour ramener plein de meubles ! Ma spécialité, c’est le kitsch cool décalé mais je suis également passionnée de XIXème siècle. Je peux vendre un tableau Mickey, un vase en cristal, une peinture naïve, une Barbie 90’s, une robe Yves Saint Laurent…”

Ses adresses dans le 20e ? J’adore prendre un petit café sur la place Edith Piaf, dîner Aux Petits Oignons de couteaux à la sétoise et je vais faire me courses en vrac à l’épicerie Day by Day à l’angle des rues Belgrand/Pelleport. J’aime beaucoup aussi La Toute Petite Librairie !

Joane, 43 ans. @Objetsdattention (Quartier Père Lachaise-Gambetta). “J’ai une formation de comédienne, puis j’ai monté ma structure de chasseur, avant de m’épanouir en tant que fleuriste. La brocante m’est apparue comme une suite logique : je chinais déjà pour la boutique de fleurs… et pour mes amis qui me confiaient  des missions de “recherche”.  J’aime les belles choses, mélanger les styles avec harmonie. Décorer pour moi, c’est comme composer un bouquet : choisir des fleurs nobles et les allier à des fleurs champêtres, choisir le monochrome, le camaïeu ou le multicolore… cela reflète ce que je sélectionne sur mon site. On y trouve tous les styles, toutes les époques et tous les prix. Principalement de la verrerie ancienne, vases, verres, vaisselle et petits objets déco. J’ai choisi la brocante en ligne, car une boutique c’est trop cher, tout simplement ! Je n’en vis pas pour le moment, mais j’ai confiance en l’avenir.”

Ses adresses dans le 20e ? “Ma caviste favorite : La goutte des Gâtines (sélection pointue, douceur de Myriam qui décrit si délicieusement les vins qu’elle propose) Côté restos: Le Jourdain (101, rue des Couronnes), Galerna (7, rue du Cher), les pizzas et les dessert chez Il Parigino (6, rue Sorbier) et Les Foudres (place Nadaud) of course, pour le café du matin, l’apéro du soir, et pour papoter avec Jeff, Denis, Sébastien et Jérémy. Côté “fringues” : L’Authentique Parenthèse (50, rue de la Bidassoa). Pour la forme : le Studio Biopilates (2, rue Boyer). Et enfin pour me faire jolie : Les Affranchiz (5, rue des Envierges) et Ô jardin des sens (92, rue des Vignoles)”.
Emmanuèle, 60 ans. @brocante_bitches (Quartier Charonne). Ancienne communicante, je suis une accumulatrice d’objets depuis mon dernier déménagement. Mon budget déco étant assez faible, je me suis tournée vers le deuxième main, les Emmaüs et les vide-greniers plutôt que d’acheter du neuf. Mon côté accumulatrice a fait que je me suis retrouvée rapidement avec beaucoup de choses. On m’a conseillé de les vendre et je me suis lancée il y a environ 7/8 mois en ligne uniquement. Il est clair pour l’instant que c’est un revenu d’appoint. Mais ça marche plutôt pas mal, malgré le coup d’arrêt du confinement. Je ne m’interdis pas de développer cette activité avec un vrai site dédié (pour l’instant, je passe essentiellement par réseau, Instagram et Vinted), un système d’expédition plus performant, notamment pour envoyer de plus grosses pièces et arriver à me déplacer en province pour faire des “raids” brocante. Je cherche plutôt les objets/meubles des années 50 à 80, ce qu’on appelle communément le vintage. Je fonctionne au coup de coeur, sans forcément penser revente : les objets doivent me plaire d’abord avant tout, d’ailleurs parfois je n’arrive pas à m’en séparer ! J’aime aussi les objets très décalés, ce qu’on appelle le “kitsch” moins facile à caser, mais je ne résiste pas à des objets que d’autres pourraient juger très laids ou trop insolites. Ce qui part le mieux actuellement ? Ce sont tous les objets “pop” 60-70 avec des formes space age et/ou des couleurs très vives. Et également tout ce qui est vieilles plaques émaillées  décoratives ou publicitaires, très en vogue et qui deviennent relativement chères.
Ses adresses dans le 20e ? Mes “spots” préférés sont les deux Emmaüs à portée de main, rue Saint-Blaise et boulevard Davout (pour les vêtements surtout). Pour les brocantes et vide-greniers, nous avions la chance (jusqu’ici) d’avoir beaucoup de choix dans le 20ème, il y a régulièrement des brocantes cours de Vincennes, rue des Pyrénées, à Gambetta, à Ménilmontant...
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