Alors que les micro-brasseries ont fleuri ces dernières années à Paris, les distilleries se font plus rares (la Capitale en compterait six). La bonne nouvelle, c’est qu’il en existe une dans le 20e arrondissement, la distillerie L’Alambic parisien, créée il y a maintenant 3 ans. On s’y est rendu cette semaine, super enthousiaste à l’idée de pouvoir acheter (et consommer avec modération) du gin, du (presque) whisky et des liqueurs produites localement.
Accueillie par le souriant Vincent, patron-passionné, qui a quitté l’hôtellerie pour s’inventer une nouvelle vie pro, on remarque immédiatement l’immense alambic en cuivre, trônant dans l’arrière-boutique. L’œuvre d’un chaudronnier portugais qui l’a conçue sur-mesure, pour la faire passer par la porte du local. C’est dans cette cuve de 500 litres qu’est distillé le whisky (qui doit passer 3 ans en fut pour mériter l’appellation), mais aussi le gin, tandis que les liqueurs de fruits nécessitent un autre alambic à bain-marie, aux dimensions moins impressionnantes.
La singularité de l’adresse ? C’est assurément son ancrage local. Vincent s’approvisionne auprès de producteurs d’Ile-de-France : son orge vient de Louvres (95) ou de Beynes (78), les poires de son eau-de-vie de Pamfou (77), alors que les tomates d’une maraîchère de Gonesses (95) donnent lieu à une liqueur parfaite pour les Bloody Mary…
Dans le 20e arrondissement, il travaille avec le Paysan urbain, en récupérant des fleurs de sureau sur le toit du réservoir de Charonne (qui deviennent une liqueur, appelée “fleur de Charonne”). Mais aussi avec Veni Verdi, pour produire ses liqueurs des toits de Paris : herbe sacrée (verveine), farigoule (thym), fenouillette, pepper mint…
Aussi nul que nous en cocktails ? Vous pourrez piocher des idées parmi les fiches recettes épinglées au mur. Basil smash, verveine mule, ice breaker… tous facilement reproductibles à la maison, ne nécessitant pas 1000 ingrédients, et qu’avec des choses trouvables à l’épicerie du coin. À nous les cocktails made in 20e, qui soutiennent le tissu économique local. Ou comment joindre l’utile à l’agréable.
>> 32, rue du Volga. Atelier pour fabriquer son gin (75 €) le samedi 10h30, Visite-dégustation à 17h. Plus d’infos sur alambicparisien.com
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