Originaire du “Vexin profond, où ne passe que deux bus par jour”, Fanny s’installe à Paris, en 2013. Avec deux amies d’enfance, elle emménage rue des Maraîchers pour y suivre un BTS communication puis un master 2 en marketing digital. Une fois dans la vie active, son job ne la passionne guère… contrairement à l’atelier couronnes de fleurs offert par ses parents. Une révélation qui va donner naissance à @fannyetlesfleurs.
“J’ai débuté par un stage découverte d’un mois (faisable avec Pôle Emploi) où j’ai appris à travailler les fleurs fraîches et les fleurs séchées. J’ai préféré les secondes, car je trouve ça génial de travailler quelque chose qui reste. C’est moins frustrant, et toujours aussi agréable à contempler”, explique-t-elle. Fanny se lance sur Instagram, où le bouche à oreille fonctionne. Puis, quelque temps plus tard, un client lui demande un bouquet, dont la photo va plaire à d’autres. Les demandes affluent notamment pour des mariages.
Son offre se diversifie : bouquets, couronnes, peignes, bracelets, arche, boutonnières… toujours en fleurs séchées ou stabilisées (préservées dans leur état de fraîcheur pendant de très longues années). L’une des singularités de Fanny, c’est de proposer la vente à la tige (à partir de 0,10 €) dans son atelier qui permet de s’adapter à tous les budgets et de personnaliser les créations. « Avant d’être dans ce métier, j’étais frustrée de devoir acheter mes fleurs séchées en grosse botte pour remplir deux petits vases. C’est souvent la seule offre disponible sur le marché. Ici, je veux que mes clients puissent personnaliser leur composition et prendre la quantité qu’ils veulent à leur budget. »
Dans un atelier parfumé par un eucalyptus qui semble frais mais qui est en réalité stabilisé, on peut aussi bien demander à Fanny de créer un bouquet de mariée que lui demander un accompagnement pour composer soi-même. Comme Fanny a fait le choix de ne travailler que des fleurs européennes (à 90 % d’Italie et d’Espagne, à 10 % françaises) ne vous étonnez pas de ne pas trouver de roses éternelles provenant de pays lointains.
Ce qui nous intéresse enfin dans le parcours de Fanny, c’est qu’il est similaire à d’autres entrepreneurs parisiens. Travaillant d’abord de son domicile, elle a pu accéder à ses premières ventes grand public dans des pop-ups du quartier (La Botica où elle a elle-même organisé un marché de Noël ou encore le 88 Ménilmontant chaque année en septembre), avant d’avoir un atelier à deux pas de chez elle, depuis novembre dernier.
Alors que sa marque fonctionne bien grâce aux réseaux (34k abonnés sur Tiktok), que sa saison des mariages affiche complet… l’étape suivante serait d’ouvrir une boutique. “J’adorerais faire vivre le quartier” confie-t-elle. Mais les loyers sont si élevés que la marche semble trop haute pour de plus en plus d’entrepreneurs. Certains propriétaires allant jusqu’à garder leurs boutiques vides plutôt que de baisser les loyers. Ce qui explique certains locaux vacants. Une problématique qu’elle souhaite mettre en lumière dans l’actuelle campagne des municipales.
>> Vente de fleurs séchées à la tige à partir de 0,10€ et confection de bouquet : tous les mercredis dans son atelier sur réservation de créneaux. 7 bis rue de Lesseps, Paris 20e.







*Partenariat
————-
A lire aussi :
Passion Mimosa : le début de la saison des fleurs dans le 20e arrondissement de Paris
Rues aux fleurs : dans le 20e, certains ont des adresses très champêtres…
Arbres en fleurs : où en voir dans le 20e arrondissement de Paris ?
