Du 23 novembre au 2 mars 2024, trois artistes féminines présentent “Île flottante”, une exposition mélangeant les sens au Pavillon Carré de Baudouin, dans le 20e arrondissement.

Plutôt crème anglaise, pralines ou nappage caramel ? Dans une exposition conçue en cinq chapitres, Émilie Benoist-Gironière, Aurore Pallet et Emma Seneze, sous le commissariat d’Anne-Laure Peressin, invitent le public à s’interroger “sur une recette contemporaine pour créer une île imaginaire à manger ou qui serait déjà dévorée”. Vous l’aurez compris, Île flottante est un jeu de mots entre le sens littéral et figuré du terme. Elle évoque à la fois les enjeux environnementaux et la gourmandise que représente le dessert.

L’exposition s’ouvre sur une salle colorée, très ensoleillée, peut-être même trop. Cette scène ne s’apparente pas au réel, mais bien à un monde imaginaire, voire psychédélique. La visite se poursuit vers une salle un peu plus sombre, seules les œuvres sont éclairées. Des îles apparaissent, formées par divers végétaux : bois, feuilles, graines, branches, fleurs. Pourtant, ces îles semblent hostiles aux humains.

Encore plus sombre, l’escalier est aussi mis à disposition pour l’exposition. On y retrouve d’autres îles, à l’aspect radioactif, éclairées seulement par des néons bleus. A l’étage, l’ambiance est plus douce, feutrée. Les murs sont recouverts d’un rose pâle, sur lesquels d’un côté tiennent des œuvres aux formes arrondies, faites de bois et de l’autre de petits dessins posés sur une étagère. Au sol, de la moquette découpée rappelle les nuages.

La visite se termine dans une immense salle, qui s’apparente aussi bien à un laboratoire qu’une salle à manger, dans laquelle on retrouve une pluralité de couleurs, de textures et de matériaux : plastique, fil, papier, mousse, textile, peinture, paillette, brique, polystyrène, etc. On oublie presque que les œuvres ne sont pas comestibles, elles ressemblent à d’énormes bonbons et donnent l’eau à la bouche !

Au final, l’exposition s’articule autour de quatre salles et un escalier. Elle a été conçue uniquement pour le Pavillon Carré de Baudouin. On reste un peu sur notre faim, car elle se visite assez rapidement (comptez 20 à 25 minutes). L’avantage, c’est que ce ne sera pas trop long pour une visite avec des enfants. Et comme c’est gratuit, cela en fait une visite idéale en famille. >> 121, rue de Ménilmontant. De 11h à 18h du mardi au samedi et le jeudi de 11h à 20h30.

Laurane Charpentier

 

 

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