Six mois après la fermeture de l’historique bar “Le Lieu-dit”, l’endroit a rouvert grâce à une personnalité du quartier, Omar, qui y tient L’Arsenic. Un café-bar-restaurant, qui fleure bon la cuisine maison… et qui collectionne les bons avis.

Originaire de Kabylie, Omar arrive en France à 18 ans pour y poursuivre ses études. Contrairement à certains patrons membres de l’immigration historique nord-africaine de l’est de Paris, il n’a pas hérité d’une affaire familiale. Il a fait ses débuts comme serveur avant de rapidement grimper les échelons. Il devient manager dans une brasserie puis prend un premier resto en gérance dans le 11e arrondissement, avant de s’implanter dans le 20e arrondissement de Paris, quartier où il réside avec sa femme et ses deux enfants, en reprenant le bar La Laverie en 2022.

En 2024, l’opportunité se présente d’ouvrir une seconde adresse : l’Arsenic. Omar se fait rejoindre par sa famille. Ses frères, Karim et Smaïl, l’épaulent dans la gestion des deux établissements. Sa belle-mère lui souffle le nom de ce nouveau bistrot. “J’aime la sonorité et l’idée que ce ne soit pas qu’un poison, que cela serve aussi à soigner », raconte Omar. L’arsenic c’est un élément chimique qui se caractérise par le fait qu’il peut prendre plein de formes différentes et avoir des usages extrêmement variés. « Un peu à l’image d’un bar où il ne se passe jamais la même chose autour d’un café entre voisins, d’un déjeuner de travail, d’un diner entre amis que d’un apéro de rupture ou un verre de fin de soirée en amoureux”, poursuit Omar.

Présent sur le store du café et à l’intérieur, le “vert arsenic” a inspiré Clara sa femme. Pour la déco, elle a misé sur le bois clair, les plantes, la cheminée, et le mobilier intégralement chinés, façon maison de campagne chic. (Ne manquez pas les vitraux d’Atelier Vitali, un talent local). Dans les assiettes, place à une cuisine française maison et soignée, du petit-déjeuner au dîner. À goûter en ce moment : rillettes d’agneau, scotch eggs, tarte tatin à la betterave et oignons caramélisés, tagliatelles au haddock… avant de finir sur un cheesecake ou une pavlova.

On y vient pour son ambiance chaleureuse, pensée pour accueillir tout le monde. Dans la rénovation, tout a été mis aux normes PMR, les enfants ont droit à leur coin jeux/dessins et l’espace comme les meubles se veulent modulables pour accueillir tous les types de tablées. Les autres atouts du lieu : la grande terrasse, la pinte de bière pas chère (4,50 €), le menu enfant et les expos (en ce moment, on y admire le travail de Caroline Bouyer, graveuse à Ménilmontant).

>> 4, rue Sorbier. De 8h30 à 2h du matin. Comptez 6-8 € les entrées, 13,50-15,50 € les plats, 6-7 € les desserts. Privatisation possible.








*Partenariat

————-
A lire aussi :

On a visité le premier immeuble coopératif de Paris, construit rue Sorbier dans le 20e arrondissement

Calendrier du confinement : « El Flech », l’atelier à l’ancienne d’un inventeur

L’architecture avant-gardiste du centre téléphonique de Ménilmontant