Le 20e n’est pas qu’un repaire d’artistes et de créateurs, c’est aussi un quartier profondément marqué politiquement.

Historiquement par la Commune, car c’est à Belleville que se tenaient les dernières barricades. Jusqu’à présent, c’est un coin de Paris qui a toujours voté à gauche (mais, on n’entrera pas dans le débat de ce qu’est la gauche aujourd’hui : on ne s’en sortira pas !). Illustration de ce Paris populaire et engagé : le siège de la Confédération nationale du travail (CNT), installé depuis plus de 40 ans au 33 rue des Vignoles.

À partir de 1970, ce local a également accueilli la CNT espagnole en exil, afin qu’elle continue ses combats contre les totalitarismes, dont celui de Franco. Ces militants antifascistes revendiquaient le nom de “Nueve”, en hommage à la 9e compagnie, composée presque uniquement de républicains espagnols. Après avoir fui la dictature franquiste en 1939, ils ont participé à la Libération de Paris en 1944. Si la situation de l’Espagne a bien changé, ils espèrent aujourd’hui faire “du 33”, un “futur centre mémoriel du mouvement libertaire espagnol et français”.

Un temps menacés d’expulsion par la mairie de Paris, ces locaux autogérés abritent toujours le syndicat, mais aussi des artistes, l’association “Flamenco en France” et un artisan. Des occupants historiques qui espèrent obtenir de l’Hôtel de Ville un maintien définitif dans les lieux. Objectif : permettre “l’expression d’une contre-culture militante (projections, débats, concerts)”…”dans l’un des derniers quartiers populaires de la capitale”.

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