Le compte à rebours est lancé avant les élections municipales qui se tiendront les dimanches 15 et 22 mars. En tant que média local indépendant, nous avons cherché à interviewer tous les candidats, en leur soumettant les mêmes questions. Voici les réponses de Mourad Amellal de la liste « Sarah Knafo, pour une ville heureuse ». 

1/ Pouvez-vous vous présenter ?
« Je suis originaire de Kabylie où j’ai passé mon enfance. Je suis venu en France pour poursuivre mes études scientifiques. J’ai obtenu une maîtrise de mathématiques et un diplôme de lettres. J’ai travaillé dans la finance pendant plus de 35 ans à Paris et à Londres, où j’ai passé près de 20 ans. Je suis marié et j’ai deux enfants. L’aîné travaille déjà et le second termine ses études. »

2/ Depuis quand vivez-vous dans le 20e ? Dans quel quartier précisément ?
“J’ai vécu dans le 20e dans le milieu des années 1980 rue de la Mare, dans les années 1990 boulevard de Charonne, et rue des Orteaux dans les années 2000. Je n’y vis plus, mais j’y reste attaché par habitude et affection. Je fréquente souvent les cafés et couscous kabyles de l’arrondissement où j’ai mes habitudes. »

3/ Pourquoi vous présentez-vous en tant que tête de liste dans le 20e arrondissement de Paris ?
“Je me présente en tête de liste du XXe, car le quartier s’est laissé dégrader avec le temps. J’ai vu tant d’artisans et de commerçants mettre la clé sous la porte ou se plaindre à moi du manque d’implication des autorités communales et de leur désintérêt pour la vie du quartier.

4/ Quelle sera votre première action de début de mandat ?
“Après un audit comptable et financier complet, notamment une revue complète des subventions, la priorité sera la privatisation des services de nettoyage
.” 

5/ Alors que la propreté apparaît comme l’une des insatisfactions majeures dans le 20e ardt, que proposez-vous ?
« Les services de propreté seront confiés à des sociétés privées qui maîtrisent bien mieux l’efficacité et devront rendre des comptes, par des pénalités si les objectifs ne sont pas atteints, comme dans toutes les grandes villes du monde. »

6/ Que proposez-vous en termes de mobilités dans le 20e arrondissement ?
“Je suis pour une revue totale des modes de circulation. Les embouteillages monstres place Gambetta ou dans le haut Belleville, avec ou sans contournement, ne sont pas acceptables dans un monde où l’IA offre des solutions efficaces.  La liberté de circuler et de stationner à un tarif raisonnable sera rétablie, avec la gratuité pour les deux-roues. Le bon sens et l’efficacité d’abord. Cela favorisera nos artisans et commerçants. L’objectif est de rendre le quartier attractif et accessible.

7/ Manque de place en crèche, écoles mal entretenues, défaillances dans le périscolaire… que préconisez-vous pour rassurer les familles du 20e ?
“Après des années de laisser-aller, nous allons mettre en place une politique d’investissement dans la petite enfance et l’enseignement public et privé. Les énormes déperditions de subventions aux associations seront réorientées vers les familles et l’éducation. Un recrutement important et une revue profonde de la qualité et de sécurité pour nos enfants dans les crèches est une priorité du programme.” 

8/ Quelles sont vos propositions pour améliorer l’inclusion dans l’arrondissement (précaires, SDF, racisé.e.s, handi.e.s, LGBTQIA+…) ?
“Pour les personnes handicapées, un plan d’accès et de mobilité sera mis en place (trottoirs, métro, etc.).  Pour les personnes précaires, notre plan vise à stimuler l’économie locale et à encourager les artisans et commerçants à les employer. Nous aiderons les associations de retour à l’emploi.  Concernant les personnes LGBT+ et racisés, notre politique vise à s’assurer qu’aucune discrimination ou agression ne les affecte, et que la police municipale veille à les protéger de tout risque. »

9/ Comment vous positionnez-vous par rapport au projet immobilier Télégraphe, consistant en une densification de constructions. Voulez-vous arrêter cette pratique ou la poursuivre ?
« Avant tout, nous souhaitons donner davantage accès à la propriété aux habitants du XXe et qu’ils puisse choisir démocratiquement le future urbanisme de leur quartier. Une densification du quartier Télégraphe ne semble pas être une bonne idée. Les aspects esthétiques et aérés des quartiers sont au coeur de notre politique  urbaine. Nous recourrons à un référendum local si nécessaire. »

10/ Quels sont vos souhaits pour le futur de la Maison de l’Air et de La Flèche d’Or ?
“Les deux lieux mythiques du quartier, piliers de la vie culturelle et sociale, feront l’objet d’un audit en profondeur. Il est important que la Maison de l’air puisse bénéficier à un plus grand nombre d’associations et de citoyens, et que la Flèche d’or puisse être rentable et ouverte pour rester viable. »

11/ Avez-vous des lieux fétiches à nous recommander dans le 20e ?
Je recommande deux lieux qui ont perdu leur splendeur d’antan et que moi Maire du 20e je ferais retrouver : la rue d’Avron, si belle et commerçante, le marché Belgrand, détruit par des pistes cyclables jamais utilisées, et la Place Maurice Chevalier. »

Photos prises Place de la Réunion, le 9 mars, par Siméon Brand

 

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