Le street art n’embellit pas que les murs : il faut parfois savoir regarder nos pieds.
Grâce à Noémie, aka @lestrottoirsquichantent, c’est le bitume qui nous donne l’envie de chantonner. Alliant un dessin très simple et quelques mots, ses oeuvres sont autant de “clins d’oeil peintur(dé)lurés à des « chansons-phares » pour des promeneurs au regard baissé”, écrit-elle. L’idée, c’est de décortiquer, d’isoler des paroles de chanson pour mettre en valeur toute leur portée symbolique et poétique : “Non, ce n’est pas le radeau”, “Laissez flotter vos idées noires”, “Et regarder les gens tant qu’y en a”…
Après avoir habité le 20e arrondissement pendant 5 ans (entre 2000 et 2005), Noémie, qui vit aujourd’hui à Romainville, a fait de l’est parisien son terrain de création. Plusieurs de ses inscriptions sont visibles actuellement à Jourdain (“Where is my mind”), rue Orfila (“J’ai des ardoises de rêverie”, “Z’avez pas vu Mirza”) ou encore au bar “le Padam” (place Edith Piaf). Sur la porte des toilettes, cette oeuvre sur papier-peint proclame “Moi, j’aime l’amour qui fait boum”. Et on s’entend illico fredonner “Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny…”.
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