Photographes, dessinateurs, graphistes, musiciens, auteurs… le 20e arrondissement est le lieu de vie de nombreux créatifs, qui s’inspirent souvent de leur quartier. La preuve en dessin.

1/ La Campagne à Paris par Pierre Adrien. Construit dans les années 1910-1020, cet îlot d’une centaine de petites maisons de ville est ici dessiné par Pierre Adrien aka @mr.pierrad. Après avoir habité plusieurs années rue de Ménilmontant, cet animateur et illustrateur free-lance s’est installé à Marseille (on lui pardonne, il y a la mer). Mi-juin, il a profité d’une visite à son frère, qui vit, lui, à Télégraphe, pour réaliser ce chouette croquis. Il donnera peut être à certains des envies de balade du dimanche….

2/ La rue des Pyrénées par Sophie Manaches. On vous présente l’univers graphique de @sophiemanaches, directrice artistique freelance et illustratrice, qui habite le 20e arrondissement depuis 14 ans. Installée entre Gambetta et Pelleport, elle a dessiné ici le 189 rue des Pyrénées, au niveau de l’arrêt de bus “Ramus”. C’est lors du confinement, alors qu’elle fait la queue sous une pluie battante devant un commerce, qu’elle sort un carnet pour faire ce croquis, avant de le colorer chez elle, avec des feutres à l’huile. C’est à la terrasse des cafés, ou lors d’ateliers de modèles vivants ou costumés, que cette Parisienne trouve le plus souvent l’inspiration. Il y a sur ses dessins des visages similaires, avec des regards de biais, fuyants ou perdus. Le point commun de ses personnages ? “Ils ne sont jamais en représentation, ils ne sont jamais peints sous leur meilleur angle. J’aime les dessiner lors de furtifs moments de solitude, de rêverie, d’ennui, de nostalgie, de mélancolie…”, explique-t-elle. Des oeuvres singulières à découvrir sur son compte Instagram, en vente sur Etsy, et en ce moment sur la vitrine du concept-store @authentiqueparenthese (rue de la Bidassoa).

3/ Buzenwal par Noeuds de Tête. Masque, métro, boulot, dodo. Alors que le déconfinement entamait une nouvelle étape, ce dessin signé @noeuds_de_tete illustre bien le retour progressif au train train quotidien. “Un matin comme tous les autres”, proclame la légende écrite par Laura, 28 ans, qui dessine pour le plaisir. Installée dans le quartier de la Réunion depuis quatre ans, elle aime le 20e pour sa verdure, sa douceur de vivre et ses murs aux messages revendicatifs. Ses lieux favoris dans l’arrondissement ? Les impasses perpendiculaires à la rue des Vignoles pour une balade, @bdnetnation et @lemerlemoqueur.librairie pour trouver une BD ou le Moki Bar (61, rue des Vignoles) pour son ambiance festive les soirs d’été.
4/ Saint-Blaise par Martney. “Fin de soirée à Saint-Blaise, Paris 20. Mélissa veut boire un dernier mojito au Mama. Hélène a une réunion projet le lendemain, elle préfère rentrer. En Vélib”. Signé Martine Bourzicot, aka @martneyflow, ce dessin est issu de la série “Anachroniques parisiennes”, qui met en scène l’histoire française à travers des costumes 18e siècle et des scènes de la vie parisienne, dans différents quartiers. “J’aime beaucoup l’anachronisme, le décalage, la nature et les animaux. Mes personnages ont souvent un regard torve et mon style est à la croisée des chemins de l’illustration et de la bande dessinée”, explique l’auteure. Originaire du Finistère, cette illustratrice et directrice artistique free-lance en communication visuelle réside entre Gambetta et Ménilmontant, après un passage à Jourdain. Un arrondissement auquel elle est “très attachée”, pour son “esprit frondeur, créatif et ouvert”.
5/ La rue de Bagnolet par Camille Dubois. On met du fluo dans nos vies grâce à @camilleduboisillustration. Diplômée en art appliqué et design graphique, cette photographe passionnée d’architecture aime colorer ses clichés. Ici, elle propose une version “pimpée” de la rue de Bagnolet (au niveau de la villa Godin). Sa singulière palette de couleurs est directement inspirée de son attrait pour le kitsch des années 80, mais aussi la musique électro, new wave et italo disco.
6/ La rue de Belleville par Jeanne Varaldi. “À force de faire le tour du quartier pendant le confinement, j’ai voulu en réinventer les surfaces et couleurs”, nous explique @jeanne.varaldi, artiste peintre installée dans le 20e, du côté de Pyrénées. Diplômée de Sciences Po, cette spécialiste des politiques publiques urbaines aime brouiller les repères pour nous faire vivre la ville autrement. Ici, elle projette sa palette colorée sur la populaire rue de Belleville. Marquage au sol, éléments d’architecture et ensoleillement se répondent dans de surprenantes compositions virtuelles… En attendant de pouvoir réaliser un projet grandeur nature ? Personnellement, on adorerait voir certains murs gris du quartier relookés par ses soins !
7/ Les toits du 20e par Ministère de la rue publique. Paris vue d’en haut,  plus calme et moins polluée. On a redécouvert la Capitale pendant la période de confinement. Comme sur ce dessin signé Clément Gy, aka @ministere_de_la_rue_publique, qui nous donne à voir les toits parisiens depuis son appartement de la rue du Retrait. Âgé de 30 ans, cet architecte formé à l’école nationale supérieure de Paris Belleville est originaire de l’Est de la France. Arrivé à Paris il y a 10 ans, il a commencé le dessin pour ses études, puis pour son travail et aussi bien sûr pour le plaisir. “Depuis mon arrivée à Paris, j’ai toujours aimé la grande diversité des couleurs, géométries et textures de la ville, c’est ce qui m’inspire et me nourrit pour produire ces dessins qui sont un peu comme un journal/carnet de bords. C’est une routine quotidienne que je m’impose et d’autant plus pendant le confinement. Ce qui m’intéresse c’est de raconter à travers mes dessins l’extraordinaire esthétique du banal à travers des lumières ou des points de vue que l’on oublie parfois de regarder ou de redécouvrir lorsque l’oeil s’habitue à notre environnement”, explique-t-il. Un compte à suivre assurément.
8/ Une maison de la rue Capitaine Marchal par Anna P. “Dessine-moi une maison”. En voici une chouette illustration signée Anna Petrushchenko, une artiste russe originaire de Moscou installée depuis quelques temps dans le 20e arrondissement, près de la place Edith Piaf. On y reconnaît la charmante petite maison jaune de la rue du Capitaine Marchal, que @ludivinegd avait joliment surnommée dans un post “la maison des Aristochats”. D’autres lieux du 20e arrondissement, dont Anna apprécie l’ambiance “petit village”, lui ont inspiré des dessins. On vous invite à les découvrir son compte instagram @legeretedeletre ou à vous les offrir sur sa boutique Etsy. https://www.etsy.com/shop/legeretedeletre.
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